[Certains faits intéressants] [Le papier des guêpes]
[la guêpe potier (pétrisseuse de boue)]
[Remèdes] [un conte sur les guêpes]
L'observation en microscopie électronique a révélé que des parois cellulaires végétales, entre autres, présentaient des structures fibrillaires agencées à la manière des contre-plaqués. Cet auteur donne d'ailleurs un schéma destiné à illustrer l'organisation d'une paroi de tissu végétal, qui pourrait tout aussi bien avoir sa place dans un ouvrage de bricolage pour montrer la structure d'un contre-plaqué multiples. La lamelle pectique moyenne, de chaque côté de laquelle se sont déposées les strates fibrillaires successives, tient lieu d'âme.
Les végétaux n'ont pas l'exclusivité des contre-plaqués biologiques, le règne animal offrant de nombreux exemples comparables de contre-plaqués à angle droit (kératine des amphibiens et des reptiles, écailles des poissons téléostéens...)
S'il est évident que les contre-plaqués biologiques, de découverte relativement récente, n'ont pas servi de modèle pour la conception de nos panneaux, il y a fort à parier que les ingénieurs pourraient trouver des sources d'inspiration pour la conception de matériaux similaires dans les modèles que découvrent les spécialistes des ultrastructures, en microscopie électronique. Il existe en effet des contre-plaqués originaux. Chez certains vers (annélides, némertes, nématodes), les fibrilles se disposent en un ensemble d'hélices parallèles autour du corps et qui se croisent d'une couche à l'autre selon un angle légèrement différent d'un angle droit.
C'est en Chine que fut inventée la fabrication du papier et cela depuis plus de 2050 ans, comme en atteste la découverte en 1957, dans un tombeau de la dynastie des Han, du plus ancien des documents connus faits à partir de fibres végétales. Le secret de cette fabrication, ramené par les Arabes, ne parvint en Europe que douze siècles plus tard. Le papier fabriqué en France jusqu'au milieu du siècle dernier était essentiellement fait à partir de vieux chiffons de chanvre, de lin ou de coton, dans des moulins semblables à ceux qui produisent encore de nos jours ces splendides papiers à la cuve, pur chiffon, dont le seul contact émeut bien des aquarellistes.
Le célèbre naturaliste et physicien René Antoine Ferchanît de Réaumur (1683-1757) fut le premier en Occident à suggérer que l'on utilise du bois pour faire du papier.
Remèdes traditionnels pour guérir des piqûres de guêpe
Nos grands-mères avaient toujours un remède simple et efficace pour les situations durgence comme les piqûres de guêpes.
Compresses
- lait froid ou chaud "pour ôter le poison", avec un peu de soda (bicarbonate de soude)
- eau salée et de moutarde sèche
- eau de javel
- eau et de vinaigre
- vinaigre de cidre chaud
- jus de citron
- crème chaude
- thé fort
- lait de contonnier (asclépiade commune)
Cataplasmes ou pansements
- mélasse
- potasse, cendre de pipe, soda ou sel
- lard salé
- beurre salé
- framboises crues (en saison)
- gomme de sapin
- feuille de tabac
- tabac à chiquer préalablement mâché
- feuille de plantain, lenvers contre le mal
- mie de pain, lait et saindoux
- pommes de terre râpées pendant une nuit
- feuille de choux ramolli (légèrement bouillie)
Pour frictionner
- de la terre noire, de la vase ou de la glaise
- du crachat (salive)
- fraises, bleuets ou framboises
- oignon cru coupé en deux
- farine
- herbe
Pour retirer le dard
- sucer la blessure et cracher
- taper avec une latte de bois sur la piqûre
- tremper dans leau salée
Sources :
- Marielle Cormier-Boudreau, Médecine traditionnelle en Acadie, Moncton, Éditions dAcadie, 1992, 290 p.
- Diane Veilleux, Les remèdes de grand-mère, s.l., s.éd., 1990, 133 p.
![]()