L'observation en microscopie électronique a révélé que des parois cellulaires végétales, entre autres, présentaient des structures fibrillaires agencées à la manière des contre-plaqués. Cet auteur donne d'ailleurs un schéma destiné à illustrer l'organisation d'une paroi de tissu végétal, qui pourrait tout aussi bien avoir sa place dans un ouvrage de bricolage pour montrer la structure d'un contre-plaqué multiples. La lamelle pectique moyenne, de chaque côté de laquelle se sont déposées les strates fibrillaires successives, tient lieu d'âme.
Les végétaux n'ont pas l'exclusivité des contre-plaqués biologiques, le règne animal offrant de nombreux exemples comparables de contre-plaqués à angle droit (kératine des amphibiens et des reptiles, écailles des poissons téléostéens...)
S'il est évident que les contre-plaqués biologiques, de découverte relativement récente, n'ont pas servi de modèle pour la conception de nos panneaux, il y a fort à parier que les ingénieurs pourraient trouver des sources d'inspiration pour la conception de matériaux similaires dans les modèles que découvrent les spécialistes des ultrastructures, en microscopie électronique. Il existe en effet des contre-plaqués originaux. Chez certains vers (annélides, némertes, nématodes), les fibrilles se disposent en un ensemble d'hélices parallèles autour du corps et qui se croisent d'une couche à l'autre selon un angle légèrement différent d'un angle droit.