• Quelques chantiers sont en exploitation près du lac Kipawa.
  • Cinq chantiers employant une centaine d’hommes sont en exploitation sur les bords du lac Témiscamingue.
  • Neuf compagnies forestières installées dans le Bas-Témiscamingue emploient 5 000 bûcherons et 2 000 chevaux.

À la fin du 19e siècle, les chantiers peuvent se classe en trois catégories : les petits (5 à 39 hommes), les moyens (40 à 79 hommes) et les gros (80 hommes et plus). Règle générale, les marchand de bois en confient la gestion à un contremaître, mais il existe aussi un système de sous-traitance pour l’exploitation de concessions forestières déjà exploitées, trop éloignées ou trop pauvres.

Un chantier comprend généralement un campement où sont les dortoirs, un bâtiment servant de cafétéria et une écurie pour les chevaux. Un entrepôt où est conservé nourriture et marchandises diverses se situe à proximité. Les premiers groupes arrivent en septembre pour construire les campements qui accueillent par la suite les autres employés.

La coupe des arbres s’effectue à l’automne et le transport des billots ou du bois équarri du secteur de coupe au dépôt sur le bord des rivières débute en janvier, lorsqu’il y a suffisamment de neige pour "faire " des chemins. Les hommes empilent alors les billots sur des charrettes que tirent des chevaux. L’arrivée du printemps marque la fin des opérations d’abattage et certains hommes quittent les chantiers avant le dégel des lacs et des rivières pour regagner leur localité d’origine, pour d’autres, c’est le début de la drave.