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DÉFICIENCE :
Une déficience est une perte, une malformation, une anomalie d’un organe,
d’une structure ou d’une fonction mentale psychologique, physiologique ou
anatomique. Elle peut être congénitale ou acquise. Elle est observable,
mesurable. Le fait d’avoir une ou des déficiences entraîne des incapacités
(temporaires ou permanentes) mais pas nécessairement de handicap.
HANDICAP :
Le handicap est un désavantage social pour une personne qui résulte de ses
déficiences ou de son incapacité et qui limite ou interdit l’accomplissement
de ses rôles sociaux (lié à l’âge, au sexe, aux facteurs sociaux culturels).
Le handicap ne réside pas dans l’individu mais il se situe plutôt dans l’interraction
individu-environnement. Si ce dernier n’est pas modifié de façon à s’adapter
à l’individu porteur d’une déficience ou d’une incapacité, cette personne
est alors confronté à une situation de handicap. Une situation de handicap
n’existe pas lorsque l’environnement physique ou relationnel est adapté.
DÉFICIENCE MOTRICE :
Toute personne ayant une déficience ou une incapacité motrice, significative
et persistante, de naissance ou qui présente des séquelles suite à un
accident ou une maladie.
Les incapacités motrices sont généralement associées aux diagnostiques
suivants :
1. Les atteintes du système nerveux ;
2. Les ostéopathies et les arthropathies (fractures, arthrite, sclérodermie,
fibromyalgie) ;
3. Les pertes d’intégrité anatomique (amputations) ;
4. Les myélopathies (blessures médullaires) ;
5. Autres atteintes (polytraumatismes, brûlures majeures).
DÉFICIENCE INTELLECTUELLE :
Lorsqu’on ne connaît pas la déficience intellectuelle ou que nous ne l’avons
jamais côtoyée, il est tout à fait naturel de ressentir de l’appréhension.
Il est aussi normal d’avoir des idées préconçues à ce sujet. On estime que
plus de 3 % de la population présente une déficience intellectuelle. Au
Québec, on parle alors d’un nombre approximatif de 200 000 personnes.
Mais qu’est-ce que la déficience intellectuelle me direz-vous ? Et bien,
selon l’Association américaine sur le retard mental, la déficience
intellectuelle se définit par :
«… un état de réduction notable du fonctionnement actuel d’un individu. Le
retard mental se caractérise par un fonctionnement intellectuel inférieur à
la moyenne, associé à des limitations dans au moins deux domaines de
fonctionnement adaptatif : communication, soins personnels, compétences
domestiques, habiletés sociales, utilisation des ressources communautaires,
autonomie, santé et sécurité, aptitudes scolaires fonctionnelles, loisirs et
travail. Le retard mental se manifeste avant l’âge de 18 ans. (Jubel,
Jean-Charles, La déficience intellectuelle, Les Presses de l’Université
Laval, 1997, p.59)».
DÉFICIENCE VISUELLE :
Est considérée comme ayant une déficience visuelle, toute personne qui, à la
naissance, suite à une maladie, un accident ou par vieillissement, présente
après correction au moyen de lentilles ophtalmologiques appropriées une
acuité visuelle de chaque œil inférieure à 6/21 ou un champ de vision de
chaque œil inférieur à 60 degrés et qui, dans l’un ou l’autre cas, est
inapte à lire, à écrire ou à circuler dans un environnement non familier.
DÉFICIENCE AUDITIVE :
Toute personne qui, suite à une évaluation en audiologie, présente une
diminution permanente de l’acuité auditive, qui est limitée dans sa capacité
de percevoir le langage parlé et les sons de l’environnement au point de
connaître des obstacles à son développement et à son intégration sociale,
professionnelle et scolaire.
DÉFICIENCE ORGANIQUE :
Toute personne qui présente une déficience suite à une malformation
organique à la naissance ou suite à une altération d’un organe.
DÉFICIENCES MULTIPLES :
Toute personne présentant plusieurs déficiences physiques ou sensorielles
associées telles que la surdi-cécité, la déficience motrice et sensorielle,
etc… ou qui présente une déficience physique et une déficience
intellectuelle ou du psychisme.
HANDICAP MENTAL VERSUS MALADIE MENTALE :
Il y a très souvent confusion ente handicap mental et maladie mentale. On
définit ainsi la maladie mentale : «La personne malade mentale souffre de
troubles d’origines diverses qui entachent son mode de comportement d’une
façon momentanée ou durable et inégalement grave.» On ajoute également que :
«La personne malade mentale est marquée par une perturbation de ses facultés
mentales susceptibles d’être guérie ou réduite au moyen d’une thérapie
adaptée».
Le handicap mental se définit ainsi : «Perturbation du degré de
développement des fonctions cognitives telles que la perception,
l’attention, la mémoire et la pensée ainsi que leur détérioration à la suite
d’un processus pathologique.» Ainsi, le handicap mental se traduit par des
difficultés plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation, de
communication et de décisions. Ces difficultés doivent être compensées par
un accompagnement humain, permanent et évolutif, adapté à l’état et à la
situation de la personne.
TROUBLE DU LANGAGE ET DE LA PAROLE :
Toute personne qui éprouve des difficultés à parler ou qui se fait
difficilement comprendre, de sorte que son intégration sociale, scolaire et
professionnelle est compromise. Tous les déficits de l’audition centrale et
de certains troubles d’apprentissage font partie de cette catégorie. Les
difficultés d’apprentissage scolaire ne sont pas incluses puisqu’elles
relèvent de l’orthopédagogie.
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